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Red Lips High Heels and Dr. Pamela Chrabieh in “La femme libanaise: une analyse comparative, sous un aspect féministe” by Rouba El-Abdallah

“Au niveau libanais, on peut reconnaitre plusieurs féministes telles que Azza Charara Beydoun et May Ziadé. En termes d’organisations, il y en a aussi plusieurs telles que Kafa, Nasawiya, Abaad, Women in Front, Lebanese Women’s Right to Nationality and Full Citizenship, True Lebanese Feminist, Red Lips High Heels, Ligue des droits des de la femme libanaise, La Troisième Voix, etc. Ces organisations tentent de faire de l’influence sur deux fronts : avec des programmes d’autonomisation locales et à travers des tentatives d’influences sur l’état (par des manifestations dans la rue principalement). Ces organisations essaient principalement d’influencer les mentalités, surtout des femmes, par des programmes de sensibilisation et d’éducation. Les organisations essaient de mettre de l’avant la participation politique, mais personne ne s’attaque vraiment la question de révolution sexuelle, malgré que certains demandent de légères modifications au Code de la famille et du statut personnel”.

https://politicalsciencestudentblog.wordpress.com/2016/04/25/la-femme-libanaise-une-analyse-comparative-sous-un-aspect-feministe/

Article de Dr. Pamela Chrabieh cité dans l’étude:

CHRABIEH, Pamela. “A New Feminist Wave in Lebanon or the Path to Democratization” dans Red Lips, High Heels, 24 février 2014, [En ligne] http://www.redlipshighheels.com/a-new-feminist-wave-in-lebanon-or-the-path-to-democratization/ (page consultée le 16 avril 2016).

 

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MEST Forum: Women in the UAE, Past & Present

Speakers: Dr. Saeeda Al Marzooqi and Dr. Alia Al Bawardi from The Women’s Museum in Dubai

Moderator and organizer: Dr. Pamela Chrabieh

The Middle Eastern Studies Division at AUD convened its second MEST forum of the semester titled Women in the UAE: Past and Presence. During the forum, Dr. Saeeda Al Marzooqi and Dr. Alia Al Bawardi told the story behind the Women’s Museum in Dubai, taking the audience through the journey of a historical and cultural platform that started as an individual vision with the Emirati Professor Rafia Obaid Ghubash only to become a phenomenon that brought a younger generation closer to understanding their heritage.

 The museum includes hundreds of ancient artifacts from designs of traditional wear and accessories to political archives, personal photos and artistic expressions from the modern and contemporary periods. It has also a national archive and documentation center dedicated to the women of the UAE and a special hall for the poetic heritage of the well-known poet Ousha Bint Khalifa or ‘The Girl of the Arabs’.

 Through stories of women of the Emirates, the guest speakers opened a window into their contributions in politics, art, poetry, business, education and other fields, and broke down stereotypes by revealing the extraordinary roles that women have played in defining their culture and shaping their society. As Dr. Al Bawardi stated: “Emirati women are the keepers of culture and history.”

Dr. Pamela Chrabieh, Assistant Professor of Middle Eastern Studies and Forum convener comments, “The recognition and celebration of women’s contributions is a major pillar in the struggle for a better diversity management. Furthermore, as introduced in our MEST courses such as Cultures in the Middle East, Islamic Art and Architecture and Women and Gender in the Middle East, the interdisciplinary and intersectional adopted approach in women’s and gender studies serves students in their learning about gender as a central organizing feature in all societies, including the Emirati and other Arab societies.

The Forum contributed to students’ understanding of the ways in which women’s roles in society have been constructed and the ways these roles have changed and continue to transform on personal, political and transnational levels.

It informed the audience and especially AUD students about issues of concern to women, including social roles and status, labor, representation, equality… Students face, and will face, these issues in their everyday lives,” concludes Dr. Chrabieh.

SOURCE: AMERICAN UNIVERSITY IN DUBAI

October 28, 2015 – Dubai, UAE

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Construire un monde meilleur, un étudiant à la fois

L’ORIENT-LE-JOUR, Beyrouth-Liban

par Roula Douglas

3 Juillet 2015

http://www.lorientlejour.com/article/932643/construire-un-monde-meilleur-un-etudiant-a-la-fois.html

Outre ses intéressants articles et ses « posts » pertinents, souvent percutants, toujours éclairants, sur des sujets divers, allant du travail de mémoire après la guerre à la construction de la paix, en passant par l’égalité des genres, la page Facebook de Pamela Chrabieh bouge au rythme des activités que la dynamique professeure organise, avec enthousiasme et conviction, pour ses étudiants. Des ateliers culinaires, des simulations et des jeux de rôle, des sorties sur le terrain, des projets artistiques, du chant, de la poésie, de la calligraphie, de la danse. Des explorations et des interactions qui éveillent, sensibilisent, éduquent, inspirent et marquent durablement. À l’USJ où elle a enseigné de 2007 à 2011 – après une expérience de trois ans à l’Université de Montréal – à l’Université Notre-Dame, à l’Usek jusqu’en 2014, et aujourd’hui à l’Université américaine de Dubaï (AUD), Pamela Chrabieh enseigne autrement.

« Voilà déjà 11 ans que je crée et organise des activités reliant la théorie à la pratique dans le milieu académique, adaptées au contexte dans lequel je me trouve », précise le Dr Chrabieh avant de poursuivre : « À mon avis, ces activités sont indispensables dans l’enseignement universitaire, car celui-ci ne passe pas uniquement par la simple acquisition de savoirs figés, mais vise l’acquisition de capacités d’investigation importantes pour l’expression de jugements éclairés et pour la production d’un savoir renouvelé. La maîtrise des pratiques théoriques devrait être accompagnée de celle des activités empiriques et de dimensions expérientielles. »

La très active professeure qui détient un doctorat en théologie et sciences des religions de l’Université de Montréal (UdeM) et qui compte à son actif deux recherches postdoctorales, enseigne, depuis août 2014, au sein de la division des études sur le Moyen-Orient de l’AUD. Ayant une approche interdisciplinaire, au carrefour des sciences des religions, des études sur le genre, des arts, des sciences sociales et politiques, et de l’irénologie (la science de la paix), Chrabieh y dispense des cours aux sujets variés tels que les cultures du Moyen-Orient ; les religions du monde ; les religions du Moyen-Orient ; l’art islamique et l’architecture; les femmes et le genre au Moyen-Orient ; les aspects sociétaux et historiques de l’islam. Mais au-delà des connaissances et du savoir académique qu’ils transmettent, les cours de Chrabieh entraînent les étudiants dans des expériences colorées et sensorielles qui leur inculquent l’ouverture à l’autre et au monde, la culture de la paix et l’esprit critique. Une approche qui connaît un grand succès auprès de la communauté estudiantine. En témoignent les messages, souvent très touchants, que ces jeunes, de cultures et de croyances différentes, publient sur la page de leur professeure. Une étudiante écrit : « Il y a dix ans, et malheureusement aujourd’hui encore dans de nombreux pays arabes, lorsque tu racontes qu’à la fac, tu écoutes de la musique, tu fais du dessin, du coloriage, du chant, tu dégustes de la nourriture et tu visites des galeries d’art, certains pourraient penser que tu rêves. Mais c’est la vérité à l’AUD et avec ma professeure Pamela Chrabieh qui m’a aidée à réaliser que l’éducation ne se limite pas aux livres, et que la véritable éducation commence en allant vers l’autre sans chaînes de quelque nature qu’elles soient ; c’est ouvrir toutes les fenêtres pour apprendre et explorer, c’est développer ses talents ou découvrir au fond de soi une passion nouvelle dont on ne se doutait guère… »

La Dr Chrabieh qui fait partie du comité du curriculum de la faculté précise qu’à ce jour, ses « étudiants(es) préfèrent de loin et en grande majorité cette approche plutôt que la traditionnelle. La pratique et le terrain constituent pour eux/elles une situation pédagogique de choix, leur offrant la possibilité de remettre en cause leurs conceptions et de construire une problématique proche de leurs besoins et préoccupations ».

La professeure et militante pour les droits des femmes confie aimer « poursuivre cette aventure intellectuelle et expérientielle à cheval entre la relecture du passé et l’innovation » et continuer à « sonder cette incroyable intersection entre la mémoire, l’imagination et la réalité, tout en explorant de nouveaux outils technologiques et plates-formes en ligne, et diversifiant les activités/dynamiques de groupe ». « Ce qui m’importe c’est de renforcer la motivation des étudiants(es), développer leur sens critique et leur créativité, et promouvoir le respect mutuel et le dialogue interculturel », conclut-elle.

Dr. Pamela Chrabieh (au centre) avec ses étudiants-es suivant le cours ‘Women and Gender in the Middle East’ (American University in Dubai, March 2015)

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Pamela Chrabieh et le mouvement Red Lips High Heels

2015-03-26 |
DIPLÔMÉS
UNIVERSITE DE MONTREAL – Québec, Canada
Diplômée de la Faculté de théologie et de sciences des religions [1], Pamela Chrabieh Badine a poursuivi ses études entre 2005 et 2008 avec deux projets de recherches postdoctoraux. Depuis l’automne 2014, elle enseigne à l’American University de Dubaï.
D’origine libanaise, elle a été marquée dans son enfance par la guerre civile et cette expérience pénible a fait croître en elle un sens aigu de l’engagement pour la paix, la solidarité et l’acceptation des différences. Militante engagée, elle a participé à plusieurs projets pour la promotion de la paix, des droits humains et pour le dialogue des cultures. L’une de ses plus récentes initiatives est le mouvement Red Lips High Heels.Lancé en 2012, ce blogue (auquel est associé une page Facebook) est un carrefour qui rassemble des auteurs et des lecteurs, hommes et femmes, de différentes origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques et politiques. Son objectif est de changer la vision des hommes quant à la place des femmes dans la sphère publique. La réflexion suscitée par les auteurs vise donc à sensibiliser les lecteurs et à déconstruire les tabous, les préjugés et les stéréotypes. En entrevue au journal Al-Monitor[2], Mme Chrabieh disait au sujet du mouvement : « La diversité du féminisme et des approches concernant les droits humains est notre devise. Nous invitons les gens à se désapproprier de leurs connaissances traditionnelles sur les femmes et les relations humaines au Moyen-Orient. »Le mouvement s’inscrit dans un projet plus vaste qui imprègne la vie quotidienne de la militante : construire un monde meilleur. « J’ai choisi d’étudier et d’enseigner les religions parce que j’ai grandi dans un environnement où la religion a joué un rôle important dans la formation des mentalités et des identités », dit-elle. « Je voulais comprendre le rôle des religions dans les guerres, les conditions de leurs contributions à la paix, déconstruire les idées fausses liées aux religions et partager ma passion pour le sujet. Je crois que l’étude approfondie des religions à l’aide de différentes approches nous aide à avoir de l’empathie et du respect pour l’opinion des autres. »Confrontée à certaines formes de discrimination lorsqu’elle est revenue vivre dans son pays natal en 2006, Mme Chrabieh lutte depuis pour les droits des femmes et a été honorée en 2013 comme l’une des 100 femmes les plus influentes du Liban. Souhaitons que le mouvement Red Lips Hight Heels continue de changer les mentalités pour que les sociétés du Moyen-Orient puissent profiter de l’apport indéniable et des compétences des femmes dans la sphère publique.

[1] Maîtrise en théologie, 2001 ; Ph.D. en sciences des religions, 2006.

[2] Florence Massena, « The ‘Red Lips High Heel’ movement, A-Monitor, 16 mars 2015.

LIRE l’article ICI:
http://www.ftsr.umontreal.ca/nouvelles/2015/20150326.html

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The ‘Red Lips High Heels’ movement

Al-Monitor, March 16, 2015

“Don’t be fooled by Pamela Chrabieh’s smile. Behind this charming facade lurks a powerful brain that has permanently left Chrabieh’s mark on the women’s rights movement in Lebanon and beyond. This Lebanese-Canadian woman grew up in a country at war, leading her to deeply contemplate human rights and the impact of religion on society. Today, she is a professor and researcher in Dubai and an accomplished activist”.

Deeply affected by the Lebanese civil war, Chrabieh became a peace activist at 18. Interested in the arts, history and religion, she studied at the Académie Libanaise des Beaux-Arts. Chrabieh then joined her fiance in Montreal, where she completed a master’s degree in theology, religions and cultures, with a minor in religious studies, and earned a PhD in theology-sciences of religions, which was followed by two post-doctoral research positions.

Chrabieh told Al-Monitor, “My main interests were and still are relations between religion and politics and sectarianism, youth, war memory and peace building, feminism, art therapy, interreligious-intercultural dialogue and even more.”

Chrabieh has won awards for her social activism, academic excellence and research publications and has been involved in various peace, human rights and women’s rights organizations. She taught for a while at the University of Montreal, while also conducting research and publishing books and articles. After blogging on the 2006 Israeli invasion of south Lebanon, Chrabieh and her husband, Nemr Nicolas Badine, moved to Lebanon to start their family. Their daughter, Jana, was born in 2007. Chrabieh then returned to teaching at Saint Joseph University, Notre Dame University and Holy Spirit University of Kaslik, while continuing her research and activism.

One of Chrabieh’s accomplishments is the blog Red Lips High Heels, which she started in 2012 and brings together individuals from various ethnic, religious, cultural, socio-economic and political backgrounds. Academicians, lawyers, psychologists, artists, educators, businesswomen and housewives, students, men and women, private and public sector workers, all are welcome to publish on the blog in French, Arabic and English.

Chrabieh said, “It draws people’s attention to the mouth, and subsequently, the voice that comes out of it — a long-oppressed voice that rings loud and clear as it questions ideology and culture, patriarchal beliefs and practices, and demands the social and political rights women lack in most Southwest Asian, Middle Eastern countries.

“Individuals who are part of the Red Lips High Heels movement do not necessarily wear red lipstick and high heels,” she said. “Diversity of feminism and human rights approaches is our motto. We invite people to ‘unlearn’ their traditional knowledge about women and human relations in the Middle East.” She added that the main objectives of this blog and community are to raise awareness and empower through the deconstruction of taboos, prejudices and stereotypes.

Chrabieh further explained, “The blog and Facebook page are spaces where individuals engage in writing, reading and commenting on content from their various perspectives and commitments in order to facilitate dialogue and partnership across differences.” Men are welcome to join the community. According to Chrabieh, “Manhood is not automatically linked to patriarchy, nor womanhood to feminism, and women are not the only ones frustrated by our society’s institutionalized misogyny.”

The idea behind Red Lips High Heels is part of a broader philosophy that Chrabieh applies to her everyday life, including her teaching. She described it to Al-Monitor, stating, “I search to establish a certain unity in the diversity of identities in my classrooms, with my colleagues, in the events I organize or attend and in the books and articles I write and publish.”

Learning and teaching are Chrabieh’s way of fighting for a better society. “I chose to study and teach about religions because I was raised in an environment where religion played an important role in shaping mindsets and identities,” she said. “I wanted to understand the role of religions in wars, search for their contributions to peace, deconstruct misconceptions related to religions and then share my passion for the subject with my students. I believe that the extensive study of religions using different approaches helps us have empathy and respect for other people’s views.”

Chrabieh’s involvement in feminism deepened when she moved back to Lebanon in 2006 and experienced discrimination simply for being “a woman in the public sphere.” She observed, “Unfortunately, there are no laws to ensure that women are protected from gender-based discrimination in the workplace, for instance, like sexual harassment, withholding promotions, differences in titles and wages for men and women at the same level of seniority and equal responsibilities.”

Pregnancy, hiring practices, clothing and appearance, religion and family are all obstacles preventing women from developing careers. During her years teaching religious sciences and theology in Lebanon, Chrabieh herself has struggled with these issues. She explained, “A woman might not be hired for a position simply because she is a woman, and thus has no intellectual and spiritual capabilities, such as in the management of the sacred or the production and dissemination of religious knowledge, or because the employer believes that women should only take care of their family and household.”

Chrabieh acknowledged her sadness about the situation, saying, ”The discrimination towards working women continues, especially when women are highly qualified and have leadership skills.” Regardless, instead of being dejected, Chrabieh always tries to remain strong and face up to the challenges. “I believe that if we want to grow, flourish and bloom, individually and as a nation, we must work through some dirt first and deal with our fears, such as the fear of failure,” she argued. “It’s like riding a bike on the streets of Beirut. It involves tumbles and bruises, but you get back up, if you are still alive, brush yourself off and keep on going.”

In 2013, the SMART Center and Women in Front organization included Chrabieh in their “Women Leaders Directory,” recognizing her feminist advocacy and honoring her as one of the 100 most influential women in Lebanon. In 2014, Chrabieh took a full-time position at the American University in Dubai to teach Middle Eastern studies. She shared that she appreciated “the flourishing cultural scene, the co-existence of hundreds of ethnic and religious identities and the innovations,” but stressed most of all, “Emirati women have achieved immense progress in a few decades, and there are many examples of women holding key positions in public and private institutions.”

Chrabieh further observed, “Discrimination is still found when it comes to the social-cultural system according to local feminist scholars, and there are ongoing debates related to the Personal Status Law, not to mention the multiple roles that women play as mother, wife and career woman. However, many women have been enabled at the political and economic levels, and women’s associations are playing a pivotal role in changing the society’s perception of women and in enhancing their participation in the building and development of society.”

Thank you Florence Massena!

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Adultery is now legal in South Korea – any chance of “flashy” Lebanon following the trend? We ask the experts

Caline Nasrallah |
Published on March 3, 2015

An-Nahar (English) – Beirut, Lebanon

 (…) 

Lebanese reaction, inequality

Unlike France, the Lebanese society does not approve of this phenomenon.

Mahassan Issa, a 29 year-old Australian woman of Lebanese origin, was barred from leaving Lebanon when her husband and father of her 2 children, Bassem Abou Lokmeh, charged her with adultery. They had been separated when she went to see her boyfriend, Mohammed Awick, but upon finding out, her husband registered their Australian marriage in Lebanon and her family disowned her.

Cheating in Lebanese society has very serious consequences, both on the social and the legal level. However, legal consequences differ based on a person’s sex. Inequality has spread quite wide in Lebanon.

Articles 487-489 of the penal code state that a woman who commits adultery receives a 3 month to 2 year prison sentence. She is guilty of the act if it happens inside or outside her home. A man is guilty of adultery only if he is caught in the act in his home, or if he is known by others to have had an illicit relationship. A man’s sentence ranges from 1 month to 1 year in prison. For a woman to be acquitted, testimony of witnesses is required, but the lack of material evidence (incriminating letters or documents) is enough to acquit a man.

Lebanon is not the only country in the region to criminalize adultery, for Bahrain, Jordan, Kuwait, Saudi Arabia, Syria, the United Arab Emirates and Yemen all criminalize extramarital sex as well.

Although officials view adultery as a legal offense and rush to penalize the guilty, or at least the women among them, “International human rights law requires decriminalization of consensual adult sexual relations to protect the rights to physical autonomy, health, and privacy. Furthermore, international law forbids laws that discriminate based on gender, in this case providing more severe punishments for women for the same alleged offense,” says Dr. Pamela Chrabieh, founder of Red Lips High Heels blog.

 Read the full article here: http://en.annahar.com/article/218348-adultery-is-now-legal-in-south-korea–any-chance-of-flashy-lebanon-following-the ————————————————————————————————-

Red Lips High Heels: Un espace en ligne dédié aux droits de la femme

By Florence KANAAN (WE Initiative - SUCCESS STORY OF A WOMAN)

Qui dit Red Lips High Heels, dit droits de la femme et dit Pamela Chrabieh. Mais qui est cette femme au regard assuré, vif et tendre, qui lutte et débâtât pour défendre et protéger le droit de l’être humain et de la femme et spécialement au Liban?

Qui dit Red Lips High Heels, dit droits de la femme et dit Pamela Chrabieh. Mais qui est cette femme au regard assuré, vif et tendre, qui lutte et débâtât pour défendre et protéger le droit de l’être humain et de la femme et spécialement au Liban?

1- Qui est Pamela Chrabieh?

Libanaise et canadienne, épouse et mère, docteure en sciences des religions, professeur d’université, chercheuse, auteure, activiste et artiste, croyant fermement  au génie des êtres humains au-delà des empêchements, doutes et difficultés, au-delà de la culture de la violence

2-  Qu’est-ce que Red Lips High Heels?

Red Lips High Heels est une plateforme en ligne (blog et page Facebook) pour des auteurs-es et activistes luttant pour la paix et les droits humains/droits des femmes, en particulier au Liban, ainsi qu’au Moyen-Orient ou l’Asie du Sud-Ouest. Depuis que je l’ai créée en 2012, elle compte plus de 80 personnes engagées de manière régulière ou sporadique, de diverses appartenances ethniques, nationales, religieuses, confessionnelles, socio-économiques, générationnelles etc., écrivant en Arabe, Français, Anglais et parfois aussi, en Espagnol. La pluralité des approches féministes y est au rendez-vous, ainsi que la pluridisciplinarité académique, la poésie et l’écriture grand public (creative writing). La liberté d’expression, le respect mutuel et le dialogue constituent les règles d’or de la plateforme, et ses objectifs peuvent être résumés en ce qui suit : la contribution à la production d’un savoir contextuel,  pluriel et engagé, et à sa dissémination auprès d’un large public, au-delà des tours d’ivoire académiques ; la conscientisation (awareness) face au clash des ignorances et la contribution au changement des mentalités – beaucoup plus importante, à mon avis, qu’un changement de lois ; la déconstruction de stéréotypes, tabous et idéologies ‘normalisés’ au sein de nos sociétés et la reconstruction progressive de voix alternatives.

3- Pourquoi avoir choisi le nom “Red Lips High Heels” pour le blog?

Red Lips et High Heels ne devraient pas être compris d’une manière littérale mais symbolique : les lèvres rouges (longtemps perçues dans notre région comme appartenant au monde de l’interdit, du tabou) communicatrices de l’acceptation personnelle, de la transformation, du dynamisme et du courage. Des lèvres qui vibrent du passage du silence à la parole créatrice, de la mémoire meurtrie à la mémoire constructrice, de la survie à la vie. Porter des talons hauts (High Heels) d’une manière métaphorique et en maîtriser l’art/la technique réfère à l’autonomie et la capacitation, au-delà des obstacles dont le système patriarcal et la culture de la violence. Il s’agit aussi de rechercher l’équilibre entre l’interne et l’externe – les relations entre les appartenances qui constituent une partie du ‘moi’ et celles qui adviennent avec les ‘autres’ -, une meilleure gestion de la diversité des identités, basée sur le respect, le dialogue et ayant pour objectif la convivialité ou le vivre ensemble.

3- Comment réagit le public libanais, surtout la femme libanaise vis-à-vis de ce blog?

Suite au lancement de la plateforme, les réactions furent partagées, surtout de la part des organisations féministes établies dans le pays – hormis Women in Front par exemple qui milite pour les droits politiques des femmes libanaises  et qui m’invita à maintes reprises à participer à ses réunions et à présenter des conférences -, ainsi que du public anti-féministe lequel est constitué de femmes et d’hommes. Le passage du pensable (la ‘norme’ sociétale) à l’impensable/l’impensé (ce qui fut ou est marginalisé) crée nécessairement des remous. Toutefois, les réactions positives furent nombreuses : de la part d’un public averti (femmes et hommes), mais aussi qui ne l’était pas et découvrait pour la première fois ce genre de discours, visions et pratiques (femmes au foyer, femmes de carrière, des libanaises vivant au Liban et en diaspora, étudiantes au secondaire et à l’université, et des femmes de diverses nationalités interpellées par les causes des droits humains/droits des femmes et de la paix au niveau mondial); de la part de certains médias traditionnels (chaînes télévisées locales, européennes et nord-américaines, presse écrite et électronique)…

4- Quel a été l’impact de ce blog en réalité sur le terrain libanais?

Le blog compte actuellement des centaines de lecteurs-lectrices réguliers-ères et des milliers de lecteurs-lectrices irréguliers. La page Facebook compte plus de 17000 personnes (un nombre qui fut atteint progressivement, donc qui diffère d’une campagne ponctuelle ou d’un effet mode), avec une majorité de femmes libanaises (public cible en premier lieu, mais pas le seul) de toutes générations, confessions, statuts sociaux et tendances politiques. Certaines d’entre elles lisent, d’autres commentent et –ou partagent leurs histoires, et je reçois souvent des demandes d’aide – femmes battues, tentatives de suicide, etc. – que je redirige vers des organisations spécialisées dans l’assistance immédiate comme Kafa pour les cas de violence domestique. Des étudiantes d’université furent inspirées par la plateforme et le mouvement qui fut créé par la suite : certaines ont présenté des exposés dans leurs écoles et universités ; d’autres ont publié des articles et livres, ou ont produit des documentaires. Je reçois souvent des messages d’encouragement et de remerciements de la part de femmes vivant dans des conditions difficiles. L’impact est réel, au-delà du virtuel.

5- Comment évaluez-vous le statut de la femme libanaise ?

A première vue, l’on peut affirmer qu’une partie des libanaises jouissent d’une marge de liberté introuvable dans certains pays avoisinants, et l’on peut se réjouir de certains acquis et avancées : la Constitution libanaise engage le Liban à appliquer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et les traités relatifs aux droits humains. Cette constitution proclame entre autres, l’égalité politique des libanais : égalité de l’admissibilité aux fonctions politiques, au droit de vote et d’éligibilité. Le Liban a ratifié la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en 1997 (avec réserves). Quelques progrès furent réalisés dans le domaine de l’éducation des femmes, en particulier l’éducation supérieure. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement, les femmes représentent la moitié de la population universitaire libanaise.  Le crime d’honneur qui était légitimé au Liban jusqu’en 1999, est considéré comme crime pénal depuis 2011 (l’article 562 du Code pénal fut aboli : il permettait à l’auteur d’un crime dit d’honneur de bénéficier d’une circonstance atténuante et d’une peine réduite lorsque le crime avait été perpétré à l’encontre d’une personne prise en flagrant délit d’adultère ou de rapports sexuels illégitimes). La société civile inclue des individus, des groupes et des associations militant pour les droits des femmes depuis des décennies, et dont les initiatives ne peuvent qu’être louées.
Toutefois, selon le rapport mondial sur l’écart entre les genres publié en 2013 par le Forum économique mondial (WEF) à Genève, le Liban occupe la 123e place sur 136 pays, en chute d’une place par rapport à 2012 et de cinq places par rapport à 2011. Au niveau de l’égalité économique (participation et opportunités économiques), le Liban occupe la 126e place, la 87e place en matière d’éducation (avec un écart complètement comblé en ce qui concerne les inscriptions pour des études secondaires et supérieures) et la 133e place au niveau de la participation à la vie politique. En effet, 3% des Parlementaires sont des femmes. Les dispositions légales discriminatoires à l’égard des femmes persistent dans la loi sur le statut personnel, dans le Code pénal ainsi que dans d’autres lois. Le taux d’activité des Libanaises ne culminait qu’à 22 % en 2011 (rapport de la Banque mondiale). Ce n’est pourtant pas par manque de diplômes mais davantage pour des raisons culturelles et logistiques que les femmes ne travaillent pas. S’occuper des tâches ménagères et des enfants reste majoritairement dévolu aux femmes. Elles sont nombreuses à arrêter de travailler quand elles fondent une famille. En effet, 68 % des Libanaises qui travaillent sont célibataires. Le bas taux de femmes actives dans le milieu du travail s’explique aussi en partie par le manque d’aide et de structures pour la garde des enfants, ainsi que par des salaires trop bas.

6- Quel rôle doit-elle principalement jouer?

Il n’existe pas un rôle spécifique pour la femme libanaise. Ses rôles peuvent être multiples, tout comme ceux des hommes d’ailleurs ; des rôles pareils, différents et complémentaires dans les secteurs privé et public, au niveau micro (la famille) et macro (la société). Il est vrai que divers obstacles limitent les choix. Pour que ceux-ci soient permis et accessibles, il est urgent d’agir à partir de la base et d’élargir les lieux de lutte déjà en place. Une révolution des mentalités devrait advenir, accompagnant le changement de lois, même si celle-ci prendrait des décennies. Pour que, justement, les femmes (la plupart) cessent d’être spectatrices, figurantes, mineures qui ne peuvent décider, exclues de la vie publique, de la politique, de l’histoire, et cessent d’être réduites à leur seule nature et condition de mère/épouse soumise ou de bel objet à admirer et baiser. Avec Red Lips High Heels, il s’agit d’affirmer par exemple que les femmes ne doivent et ne peuvent être tenues à l’écart de l’étude et de la réflexion, ni de la dissémination du savoir, de la liberté de créer et d’imposer leurs talents de créatrices.

Lire l’article icihttp://we-initiative.com/red-lips-high-heels-un-espace-en-ligne-dedie-aux-droits-de-la-femme/ 

علاقة المرأة بالدين… نضال تاريخي قديم

جريدة الجمهورية
فيما كرّمت مجتمعات كثيرة المرأة وقَدّرتها، اعتبرتها مجتمعات أخرى مجرّد وسيلة لاستمرار البشرية. لكن عندما يتدخّل الدين تختلف الأمور كثيراً، فما العلاقة التي تجمع المرأة والمجتمع والدين؟
لمناقشة هذا الموضوع، كان لـ«لجمهوريّة» حديث مع الدكتورة والباحثة في علوم الأديان والكاتبة والناشطة في حقوق المرأة، باميلا شرابيّة، شرحت خلاله مفهوم المرأة في آسيا الغربيّة ومدى تأثير الدين فيه، والسبل التي اعتمدتها النساء للحصول على حقوقهنّ، موضحةً أنّ «أيّ تحقيق تاريخيّ عن حياة المرأة في الماضي، يتضمّن كثيراً من التأويل والتخمين. والسبب أنّ أكثرية المراجع كتبها رجال».وقالت: «أولَت بعض المجتمعات والأديان المرأة أهمّية كبرى، فيما نظرت إليها مجتمعات أخرى على أنّها أقلّ مستوى من الرجل، واعتبرتها أحياناً للزينة، وكانت البُنية الأبويّة هي القاعدة في معظم الأحيان». ولكن مع ذلك فقد عرفت النساء أحياناً المساواة مع الرجل «ولا سيّما في الوظائف الدينيّة (الكاهنات) والسياسيّة (الملكات) والإجتماعيّة والقانونيّة المتعلّقة بدخل الزواج والإرث ومعاملات بيع الممتلكات وشرائها»، وفق شرابية.

Dr. Pamela Chrabieh
Press Interview
Al-Joumhouria, Lebanon
05-06-2014

Hymenoplasty and Virginity in the Arab World

(Featuring Dr. Pamela Chrabieh, TV INTERVIEW, France 24, in Arabic, starting 8:06 min., 17-04-2014)

 

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http://m.france24.com/ar/20140417-%D8%AD%D8%AF%D8%AB-%D9%88%D9%84%D8%A7-%D8%AD%D8%B1%D8%AC-%D8%AA%D8%B1%D9%82%D9%8A%D8%B9-%D8%BA%D8%B4%D8%A7%D8%A1-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%83%D8%A7%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B0%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D8%AD%D9%82%D9%88%D9%82-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B1%D8%A3%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D8%B2%D8%A1-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%88%D9%84/

Dr. Pamela Chrabieh (Live on France 24, 17-04-2014)

Plaidoyer pour les civils libanais! (1) Pour la cause des femmes

http://libanchroniquesciviles.wordpress.com/2014/03/31/plaidoyer-pour-les-civils-libanais-1-pour-la-cause-des-femmes/

Merci Mme Souha Tarraf pour ce plaidoyer et pour y avoir mentionné le blog Red Lips High Heels et mes travaux en ce qui suit:

“Quant à la chercheure Pamela Shrabiyeh, elle signe un excellent papier de synthèse sur ces mouvements féministes – son blog (http://www.redlipshighheels.com/) est une plate-forme majeure de réflexion sur le féminisme et sur les femmes libanaises. Elle observe l’amorce d’un nouvel élan de mobilisation (facilité par les réseaux sociaux) et relève l’importance d’une meilleure coordination entre les nombreux mouvements de protestation et de revendication, pour gagner en efficacité et résultats juridiques et politiques”.

Dr. Pamela Chrabieh (Press Interview on Mothers’ Day in Lebanon), 21-03-2014 – in Arabic.

 

http://m.alhurra.com/a/%D9%84%D8%A8%D9%86%D8%A7%D9%86-%D9%88%D8%B1%D8%AF%D8%A9-%D8%AF%D8%A7%D9%85%D9%8A%D8%A9-%D9%81%D9%8A-%D8%B9%D9%8A%D8%AF/245860.html 

Dr. Pamela Chrabieh (TV Interview on Arab Woman Channel), April 2014 – in Arabic.

 

Dr. Pamela Chrabieh

Dr. Pamela Chrabieh
(Arab Woman TV, April 2014)

Women’s Rights and Peacebuilding in Lebanon and Western Asia (Program “Nissa2 fil wajiha”).
Tuesday 25 March @ 17.00
Wednesday 26 March @ 17.30
Thursday 27 March @ 15.30
Sunday 30 March @ 12.30

Dre Pamela Chrabieh (Portrait par Florence Massena), dans Témoignage Chrétien, France, Mars 2014

Dr. Pamela Chrabieh
(March 2014)

Remarque: quelques modifications/clarifications, parmi lesquelles:  Bien que je fasse de la recherche en théologie féministe, je ne m’identifie pas en tant que telle. De plus, je n’ai pas deux doctorats, mais un doctorat et deux post-doctorats. Red Lips High Heels en 2012 pas 2005…

Dr. Pamela Chrabieh (TV Interview, Tele Lumiere, Lebanon): Womanhood in Western Asia, lessons from the Past. 10-01-2014

Dr. Pamela Chrabieh (Tele Lumiere, Lebanon, 10-01-2014)

Women in Front (Lebanon) featuring Dr. Pamela Chrabieh in Women Leaders Directory

Pamela Chrabieh is the only secular woman working in the theology – religious sciences field, male-dominated par excellence. She published books and articles, exhibited paintings, won awards and surpassed a number of obstacles in her path towards higher education, inspiration and self-discovery. She received her post-doctoral degree from the University of Montreal and is currently teaching at the University of the Holy Spirit in Kaslik. Since the age of 17, she has been active in the field of human rights and women’s rights, peace-building and political and religious freedoms through local and international nongovernmental organizations. From her position as an activist, she was able to deliver her message across borders, and through her blogs «Red Lips High Heels» (www.redlipshighheels.com) and (Pchrabieh. blogspot.com), as well as through her Facebook page, Chrabieh sought to change mindsets by providing different perspectives on current political and social events that directly impact basic human rights. She laid the foundations for an online movement, through which she provided a common platform for men and women of all backgrounds to produce and disseminate knowledge about women’s and human rights, and other related issues.
She believes that it is important to reform the education system, and to create a unified memory of the war. This can be promoted via the Internet through an open forum for directed discussions that can extend to teachers and professors of history. It can also be achieved by organizing seminars and awareness campaigns in schools and universities, and by lobbying to implement new laws.
Pamela Chrabieh aspires to create a new moderate political party that balances between secular and non-secular beliefs and works towards gradual reform and lobbies for personal civil status in Parliament. She also seeks to change the educational system by reforming the content and quality of research, and changing mentalities by breaking the stereotypes of the roles of both men and women.
باميلا شرابيه، المرأة العلمانية الوحيدة التي تعمل في مجال اللاهوت . علوم الأديان، الذي يسيطر عليه الرجال بإمتياز. نشرت الكتب والمقالات وعرضت اللوحات وربحت جوائز وتخطّت عدداً من العقبات في مسارها نحو التعليم العالي والإلهام واكتشاف الذات. نالت شهادة البوست دوكتوراه من جامعة مونتريال وتدرّس حالياً في جامعة الروح القدس في الكسليك. منذ سن السابعة عشر، نشطت في مجال حقوق الإنسان وحقوق المرأة، وبناء السلام والحريات الدينية والسياسية من خلال المنظمات الحكومية المحلية والعالمية. من موقعها كناشطة استطاعت إيصال صوتها عبر الحدود (www.redlipshighheels.com) كما من خلال مدوناتها شفاه حمراء، وكعوب عالية . (Pchrabieh.blogspot.com)
عبر صفحاتها على الفايسبوك، سعت د. شرابيه إلى تغيير العقليات من خلال تقديم وجهات نظر مختلفة بشأن الأحداث السياسيّة والإجتماعيّة الراهنة المؤّثرة في حقوق الإنسان الأساسية. أسّست لحركة على شبكة الإنترنت وفّرت من خلالها منصّة مشتركة للنساء والرجال من جميع الخلفيات، لإنتاج ونشر المعرفة عن حقوق المرأة وحقوق الإنسان وقضايا أخرى ذات صلة. برأيها من المهمّ تنفيذ مشروع إصلاحي للنظام التعليمي، وإيجاد ذاكرة حرب موحّدة، وهذا يمكن أن يبدأ على الإنترنت من خلال منتدى مفتوح للمناقشة الموجّهة يمكن ان يمتد إلى تجمّع للأساتذة الجامعيين وأساتذة التاريخ وإلى تنظيم ندوات وحملات التوعية في المدارس والجامعات والضغط لتنفيذ القوانين الجديدة.
تطمح باميلا شرابيه إلى إيجاد حزب سياسي جديد وسطيّ بين المعتقدات العلمانية وغير العلمانية، يعمل نحو الإصلاح التدريجي والضغط من أجل الأحوال المدنية الشخصية داخل البرلمان. كما تسعى إلى تغيير النظام التعليمي من خلال إصلاح المحتوى ونوعية البحوث، كما تغيير العقليات عبر كسر الصور النمطية لأدوار كلّ من الرجل والمرأة.

For more information: http://www.womeninfront.org/portfolio.php?id=82&letter=P 

InterFaith Tour (featuring Dr. Pamela Chrabieh)

http://www.youtube.com/watch?v=2eYJD4CSRBU

and

http://www.interfaithtour.com/en/step-20-lebanon/

(Lebanon, November 2013)

Dr. Pamela Chrabieh on Freedom of Expression and Censorship

(MARCH Newsletter – Lebanon, November 2013)

Dr. Pamela Chrabieh et la lecture chez les jeunes universitaires

(L’Orient-le-Jour, Liban, 26-10-2013 et l’Agenda Culturel Libanais, 29-10-2013)

Pourquoi les femmes se font toujours avoir? (Dr. Pamela Chrabieh)

(Al-Jadeed TV, News, Lebanon, 09-10-2013)

 

ثقافات منطقة المتوسط من منظار شبابي 70% من الطلاب في لبنان يدعمون الحرب

(Annahar Newspaper, Lebanon, 20-09-2013) About Dr. Pamela Chrabieh Research on Lebanese Youth and the Cultures of War and Peace

 

ثقافات المتوسط من منظار الشباب اللبناني

(Al Balad online, Lebanon, 20-09-2013)

طاولة مستديرة حول ثقافات البحر الأبيض المتوسط من منظار الشباب اللبناني

(El Nashra, 19-09-2013)

ندوة عن احياء الحوار بين شباب المتوسط في جامعة الكسليك

(National News Agency – Government of Lebanon, 19-09-2013)

باميلا شرابيه: ما لا يقتلك يجعلك أقوى

(El Nashra Finance, 26-08-2013)

Dr. Pamela Chrabieh – Interview on OTV (Lebanon): Women Ordination (in Arabic)

(Heida El We2e3, OTV, Lebanon,  27-04-2013)

THE INTERVIEW STARTS AT 23:17

ظاهرة crushes وتوابعها 

(Nour Zahi Blog, Lebanon, 04-2013)

Pamela Chrabieh, militante pour un féminisme décloisonné

(L’Orient-le-Jour, Liban, 09-03-2013)

Bershka solivianta al Líbano con la camiseta de ‘Santa Muerte’

MÓNICA G. PRIETO | Publicado:  - Actualizado: 09:25

Difícil ya parar una polémica fomentada por las redes sociales, si bien está destinada a eclipsarse. Como recuerda la autora del blog Red Lips High Heels, Pamela Chrabieh, “no es la primera vez que vemos indignación por imágenes religiosas. En 2011, el Daily Star informaba que el propietario de una tienda chií fue obligado a cerrar por vender sandalias estilo flip flop con cruces, lo cual inició un debate masivo online. En las sociedades occidentales, cosas de este tipo son consideradas normales. La cuestión es ¿somos demasiado sensibles cuando se trata de religión? ¿O es que ellos ya están acostumbrados?”. 

http://www.cuartopoder.es/elfarodeoriente/2013/04/12/bershka-solivianta-al-libano-con-la-camiseta-de-santa-muerte/4289

Dr. Pamela Chrabieh, Women in Front first general assembly (Lebanon), 2013

http://www.womeninfront.org/admin/pdf/alaroob-com.pdf 

أطلقت جمعیة نساء رائدات استراتیجیتھا لھذا العام تحت عنوان: “نساء نحو البرلمان”،
الذي يھدف الى تشجیع و دعم 64 امرأة (50 بالمئة من المقاعد ّة النیابی ) للترشح خلال
الانتخابات النیابیة القادمة

ندوة عن “كرامة الجسد البشري وقدسيّته” في جامعة الروح القدس

(Al-Massira Newspaper, Lebanon, 27-03-2012)